#116 – L’algorithme LinkedIn a t-il vraiment changé ? 🤔
Parlons d’un sujet qui anime les foules : L’algorithme LinkedIn.
À chaque perte de reach (la performance de vos contenus), la toile s’anime.
« L’algorithme LinkedIn a encore changé »
« Des créateurs LinkedIn vont disparaître »
« Tout ce que vous devez savoir sur le (nouvel) algorithme LinkedIn » …
Honnêtement, c’est malin de jouer sur votre FOMO.
Malheureusement, souvent, c’est pour vous vendre une toute nouvelle formation.
J’ai une conviction forte : Non, l’algorithme LinkedIn n’a pas changé. ❌
Ce n’est pas lui qui évolue, mais nos comportements en tant qu’utilisateurs.
👉🏽 Exemple avec les visuels générés par IA.
En 2022, Midjourney se démocratise.
“Wahoooo, c’est incroyable ce que l’on peut faire !”
On like, on encourage, on commente pour féliciter ou se révolter.
En 2025, ces visuels plombent la performance de nos posts.
Pas à cause de l’algorithme, mais parce qu’ils ne suscitent plus aucune émotion.
Je pourrais dire la même chose des Starter Packs, des Ghibli, des formats façon BREF… ou de toutes les Trends.
Bien sûr, comme tous les créateurs, j’observe des évolutions.
Je publie a minima 300 fois par an.
Avec Talent Catcher, on accompagne des dizaines de milliers de posts chaque année, donc forcément j’ai un bel échantillon pour faire des tests et observer des tendances.
Mais avant de vous les partager, retenez surtout une chose de cet article :
Le fonctionnement de l’algorithme, lui, ne changera jamais.
L’intérêt de LinkedIn restera toujours le même : attirer un maximum d’utilisateurs et qu’ils passent le plus de temps possible sur la plateforme.
À partir de là, vous comprenez tout.
Pourquoi ça ne sert à rien de taguer la terre entière dans vos posts, s’ils n’interagissent pas : vous les spamez, donc LinkedIn vous pénalisera.
Pourquoi 1 commentaire représentera toujours davantage d’intérêt marqué à votre publication que 1 like : car c’est (beaucoup) plus coûteux de commenter un post que le liker. (Sauf s’ils sont générés par IA, car LinkedIn les détecte et leur accorde moins de poids).
Pourquoi un sujet qui fait rire ou réagir émotionnellement cartonne toujours plus qu’un post informatif : parce que LinkedIn mesure avant tout le taux de rétention de l’attention des lecteurs.
Pourquoi un post publié par un profil collaborateur performe mieux qu’un post de la page entreprise : parce que vous interagissez toujours davantage avec une personne physique (vous savez avec qui vous échangez) qu’une personne morale (dont vous ignorez l’identité du community manager).
Pourquoi il est pertinent d’interpeller votre lecteur, par exemple en lui posant une question : parce qu’elle incite au dialogue, donc à plus de commentaires, donc à plus de reach…
Je pourrais poursuivre longtemps.
Le fonctionnement de LinkedIn ne changera que si nous changeons en tant qu’humains : dans nos goûts, nos comportements, nos attentes.
Mais je ne vais pas vous laisser là …
Voici 2 tendances que j’observe clairement.
Mes observations
1️⃣ L’intérêt discret est désormais comptabilisé
Pour déterminer si un post doit être exposé à plus de monde, LinkedIn s’appuie toujours sur les signaux “visibles” :
💬 Commentaires
↪️ Partages
👍 Likes
Mais aussi sur ce qu’on ne voit pas :
📬 Le partage de votre post en message privé
👀 Les visites de votre profil suite à sa lecture
✚ L’abonnement à votre profil ou la demande de connexion
💾 L’enregistrement de votre contenu pour le (re)lire plus tard.
Nouveauté : LinkedIn nous montre enfin ces données.
Évidemment, il les collectait déjà (la preuve, même vos posts d’il y a un an affichent ces nouvelles stats).
Mais le fait qu’il les rende visibles n’est pas anodin : il veut qu’on s’y intéresse.
Alors comment obtenir :
📬 Plus de partage de votre post en message privé ?
👀 Plus de visites de votre profil suite à sa lecture ?
✚ Plus d’abonnements ou demandes de connexion ?
💾 Plus d’enregistrement de votre contenu ?
Déterminez clairement votre cible.
Soignez votre titre de profil : c’est lui qui donne envie de vous suivre / contacter.
Publiez du contenu qui résonne avec les préoccupations immédiates de votre cible.
Donnez-lui envie d’interagir, de partager, voire d’envoyer votre post à un collègue.
2️⃣ La durée de vie des posts a augmenté.
Ce n’est pas une nouveauté : tous les réseaux sociaux ont amorcé ce virage depuis plusieurs années.
Souvenez-vous : à l’époque, Facebook, Instagram (et même LinkedIn) affichaient les contenus par ordre chronologique.
Autrement dit, avant, la récence primait.
Aujourd’hui, c’est la pertinence qui fait loi.
Un point ne change pas : la première heure reste déterminante.
Si votre post ne suscite aucune interaction dans les 60 premières minutes, la probabilité qu’il soit “reboosté” est quasi nulle.
L’algorithme teste toujours votre contenu sur un petit échantillon de votre audience. S’il n’y détecte pas d’intérêt immédiat, il passe au suivant.
En revanche, s’il observe de premiers signaux positifs, soyez patient :
votre post peut désormais exploser plusieurs jours plus tard.
Personnellement, je reçois encore des notifications sur des posts publiés il y a plus de trois semaines.
Si vous souhaitez appliquer ces conseils à votre stratégie de recrutement, c’est exactement l’objet de notre livre avec Karim, notamment :
Chapitre 4 : Les contenus, recrute grâce aux réseaux sociaux (72 pages)
Chapitre 5 : Personal Branding, recrute sans chasser (68 pages)
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Charlène,
Fondatrice de Talent Catcher