#119 – Créer du contenu sans écran : la nouvelle contre-tendance ✍️
Depuis toujours, j’adore écrire.
Poser une idée sur le papier. Revenir en arrière. L’embellir.
Laisser une phrase infuser avant de la garder ou de la jeter.
Mais depuis la fin des années 90, la modernité, c’était l’écran. Le clavier. La vitesse. Le tout-digital.
✍🏽 Écrire à la main paraissait lent. Presque archaïque.
Aujourd’hui, c’est précisément ce geste-là qui revient au centre.
On observe un regain d’intérêt pour :
- L’écriture manuscrite, qui stimulerait la concentration, la mémoire et la créativité (là où le clavier n’a pas le même impact).
- Les beaux papiers et carnets, le marché des paper notebooks pèse aujourd’hui près de 76 milliards USD, avec une croissance prévue vers 90 milliards en 2030.
- Les stylos, le marché des instruments d’écriture (roller, plumes, feutres) affiche une croissance significative, portée par l’intérêt pour les produits premium et personnalisés.
- Le journaling, qui ne se limite plus aux adolescents.
Et tout un univers “aesthetic”. ✨
Ce retour au papier n’est pas une mode nostalgique. C’est une réaction culturelle à l’accélération numérique.
L’IA a accéléré l’écriture. Le papier lui redonne du poids.
Aujourd’hui, avec l’IA, une question revient souvent :
👉 Qu’est-ce qui est encore « vrai” ?
Les textes sont plus rapides à produire. Plus propres. Parfois brillants.
Mais aussi plus lisses. Plus interchangeables.
Même les auteurs eux-mêmes ne savent plus toujours très bien ce qui vient d’eux… et ce qui vient de l’outil.
À l’inverse, l’écriture manuscrite est indiscutable.
Un mot écrit à la main existe. Il a pris du temps. Il ne peut pas être automatisé ou copié-collé.
Et c’est précisément pour ça que, paradoxalement, le papier redevient un allié puissant pour créer du contenu à l’ère de l’IA, y compris sur LinkedIn.
Saturation du tout-numérique
Ce mouvement est particulièrement visible chez les jeunes générations.
La Gen Z a grandi avec : des écrans omniprésents, des contenus rapides, bruyants, algorithmiques.
En réaction, on observe un retour : au lent, au tactile, au contrôle personnel (écrire, dessiner, coller, organiser… mais avoir un profil Instagram vide).
Choisir ce que l’on montre. Et ce que l’on garde pour soi (bien au chaud dans un carnet).
Le journaling, la papeterie “aesthetic” ou les stylos-plume répondent exactement à ce besoin de créer sans être observé.
Et ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire. J’utilise (au moins) 6 carnets par an. Ce ne sont pas des journaux intimes. Ce sont mes brouillons de contenus, de formations, de conférences, des notes sur les livres que je lis, de podcasts que j’écoute.
Ci-dessous ceux de mes derniers mois (dont 4 cadeaux de mes proches). Merci encore Hélène LY pour ce tout nouveau tout beau. 💜
Je crois savoir que je ne suis pas la seule 👋🏽 Hélène LY, Laura Pedro, Alice Blanc, Élie Toupart, Amandine REGY DUPUY, Bérangère Gonzalez 🪩, Laetitia Sylvestre, Dounia Hamed, Justine Dubost, Louise Dalvai, Audrey Pinon, Sabrina TOUABET, Bénédicte BRAZS – LEMAIRE, Barbara Sitka et bien d’autres encore !
Derrière cette tendance, il y a un réseau social qui tire son épingle du jeu.
Sur Pinterest, on ne raconte pas sa vie, on prépare ses idées. Pas de pression de publication. Pas de storytelling. Juste de l’inspiration, du beau, du lent.
L’entreprise a traité 80 milliards de requêtes au troisième trimestre, soit une augmentation de 44% par rapport à l’année précédente. D’ailleurs la rumeur court qu’OpenAI pourrait racheter Pinterest…
Ce réseau qui a réussi à rajeunir ! Il touche aujourd’hui environ 40% de la Gen Z française… les 18–24 ans y sont même la tranche d’âge la plus représentée (ce qui n’était pas gagné).
Il existe une vraie tendance de fond qui nous envoie un signal fort : créer moins vite, mais plus juste.
Et à l’ère de l’IA, ce n’est sans doute pas un hasard.
Et pour vous ?
- Pas besoin de publier tous les jours pour exister
- 1 à 2 posts par semaine suffisent à beaucoup de nos élèves pour remplir tous leurs objectifs de recrutement
- Nos entreprises clientes sur l’employee advocacy sont 10 fois plus visibles (que sur leurs pages Corpo) avec une moyenne d’un seul post par mois par ambassadeur.
PS : Moi qui m’interroge sur le canal de diffusion de cette newsletter, je devrais peut-être vous la rédiger manuellement et vous l’envoyer sur un joli papier… ou écrire un second livre de recueil de mes newsletters. 🤭
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Charlène,
Fondatrice de Talent Catcher

































